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L’esprit

Comment se déroule un atelier

Bien que je préfère toujours la douceur et la souplesse à la règle et à la planification, on peut tout de même retrouver des séquences « types » d’un atelier à l’autre.

Il y a tout d’abord le « sas de décompression » . L’accueil. Détendu, chaleureux. Une pause, un temps de décontraction. Conversation, ou travail de respiration, de concentration , tout est bon pour favoriser la mise en disponibilité.

Ensuite, nous avons, comme les danseurs, comme les musiciens, comme bien d’autres artistes, quelques exercices d’assouplissement. Jongler, jouer avec les mots, déjouer les contraintes, deviner, rimer, croiser, décroiser, ferrailler avec la langue, la bousculer pour mieux se l’approprier. C’est un passage vif et drôle.

Vient le temps de la recherche personnelle. Le projet d’écriture est défini entre les participants et l’animateur. Il peut être individuel, il peut être collectif, mais chacun plonge en lui-même et explore sa voie et, sans faire un piètre jeu de mots, sa voix. Pour ceux qui rencontrent quelques difficultés, il y a toute une série de merveilleux déclencheurs d’imagination. Les odeurs, les bruits, les images, la musique...

L’atelier se clôt souvent sur la lecture à voix haute de tout ou partie des textes nés au cours de la séance. Débat, échanges d’idées, enrichissement mutuel.

Enfin, j’ai toujours à coeur de laisser à mes jeunes auteurs une trace tangible de leur créativité. Selon l’objet de notre travail (poésie, théâtre, récit romanesque, fantastique, noir...), je leur remets en fin de parcours un recueil mis en forme de toutes leurs productions.



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