Nos néologismes

Il n’y a pas que les grands auteurs qui ont le droit d’inventer des mots. Après avoir lu "Le Grand Combat" d’Henri Michaux, nous nous sommes lancées à notre tour un jour de pluie diluvienne et de grisaille. Pas de "barbarismes" mais des sons, des associations, qui créent l’image et la sensation chez le lecteur.

Alexandra


Angoisse (extraits)


Après avoir écoutard tous les gens de la terre, je me rendimmédiatemnt compte que je n’étais pas sur le bon chemin. Paniquation générale !!! Le monsieur qui pavupait la cigarette positionna sa main sur la mienne et là : serration ! Il me fit un mal de roctafé...




Isabelle (extraits)


Quand on a le ventre en rasniche, des larmes au creux des yeux et les tempes qui dansent lentissimextrêmement, ça s’appelle être triste ou quelque chose comme ça. Pourtant, la trissitude ne vient pas sans raison...




Clémence (extraits)


En ce moment de mouillesse extrême, je sortis du collège en passant à travers des gouttes d’une lourdesse inimaginable. [...] Les gouttes ne cessaient de tomailler. Tous les pluiers s’étaient muraillés afin de protéger leurs possesseurs.




Servane (extraits)


La pluie qui tombait drûment splendait la voûte tourmentagitée du ciel. Elle fouette et écorgifle les visages qui expriment une grande affolpeurosité. L’eau envahit notre monde-soi. Elle courpoursuit les hommes qui essaient d’y échapatter.




Juliette (extraits)


Je marche tristhonnêtement, abondamment et boudeusement sans rigolement de silhouette. [...] Je regarde un arbre qui est dans les hautements... Pluie qui s’effondrèle sous cette tension du drôliment...