Une conscience écrit à Patipero

Cher Patipero,

Pardonne moi si je suis maladroit. C’est la première fois que j’écris à un humain.

Tout d’abord, je te souhaite une excellente année, pleine de rêves et d’aventure.

J’ai eu vent de ton premier billet d’humeur venu de Vladivostok. J’en ai été estomaqué.

C’est la première fois qu’un homme parle de ses aventures avec tant de grâce, de majesté et de poésie.

Touché, j’ai décidé de descendre de mon nuage pour t’encourager.

Car, oui, je loge sur un nuage, éphémère, car ma vie n’est qu’instants et éternité.

Je suis Songe et Rêve, Aventure et Ennui, Mélancolie et Orgueil, Tristesse et Joie. Je suis une conscience poétique qui fait les rêves des hommes et dont les hommes rêvent.

Je l’ai dit, je suis aussi Orgueil et je n’aime pas que l’on me surpasse dans ma rêverie et ma poésie.
Or, tu as dit certaines choses dans ton billet d’humeur que je n’aurais pu te souffler puisque c’est une image bien trop belle. Je cite : « Un blizzard à déplumer les tigres et des rafales de neige fouettée. »
Un tigre plumeux et un fouet à neige sont des images que j’aimerais ajouter à mon coffre rêveur, de poésie.
C’est pourquoi je délaisse mon océan nuageux pour t’en demander l’autorisation : pourrais-je nourrir les rêves de mes petits humains de tigres à plumes et de fouets à gifler la neige ?

En récompense, je pourrai te donner de nouvelles idées poétiques à ajouter à ton vocabulaire qui me paraît, déjà, bien élégant.

Très poétiquement tien,
...........